Les chercheurs qui sont se sont intéressés à l’influence d’un individu sur un collectif ont inscrit leurs travaux dans le domaine dit de « la dynamique de groupe ». Il s’agit de mettre à jour dans un premier temps les facteurs qui contribuent à unir les membres, à mieux communiquer entre eux, à produire des formes de ‘compétences collectives’. Dans un deuxième temps, il est utile de questionner les comportements de leadership (ex. le manager) susceptibles d’améliorer/freiner les processus de groupe.
Dans cette ligne de recherche, et à gros traits, les connaissances scientifiques disponibles tendent à distinguer assez clairement les processus ‘socio-affectifs’ du groupe (ex. cohésion sociale) des processus ‘collaboratifs’ (ex. intelligence collective). Les techniques de management de l’une ou l’autre dimension sont distinctes, et plus ou moins couteuses à mettre en place.
De façon intéressante, le collaboratif et le socio-affectif s’affectent mutuellement (ex. peut-on bien travailler ensemble quand aucun lien amical ne nous unit ?), de sorte qu’il est possible de prioriser l’une des dimensions et espérer des bénéfices corrélatifs.
Des travaux, et pas des moindres, ont montré que le type de groupe managé (petit ou grand groupe, interdépendant ou pas) ainsi que la nature du travail à accomplir (degré d’incertitude, degré d’échanges verbaux autorisés) étaient de nature à venir moduler la manière dont socio-affectif et collaboratif s’impactaient, de sorte que le management d’un groupe demande une prise en compte forte du contexte local d’exercice.
Les managers désireux d’influencer la dynamique de leur équipe, d’embarquer avec eux leurs collaborateurs, d’assainir les relations socio-affectives, et d’accroitre l’efficacité collective de travail gagnent à comprendre/maîtriser les ressorts de la science des groupes.

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